Coeur hémophyle
Au-delà des nébuleuses de sa raison
Ce cœur hémophile se rassure de saison
L’automne parsème son esprit de questions volages
Le vent les charrie ensuite comme de simples mirages
Là où ce fleuve alizarine échappe au regard
L’âme coagule ses sanglots et stigmatise son fardeau
Imaginant enfin accéder à cette promesse de repos que le hasard
Lui avait un soir laissé entendre pour y croire
Mais le hasard de l’aube aux afflictions se fond
Ne gardant nulle souvenance des déceptions
Dispersant aux lueurs du Soleil Levant l’intime conviction, tel un frisson
Ce cœur galvanisé de poison se surprend à allier sa raison
Au fleuve encré d’oraisons, surligné de mine de plomb
Jaillit alors l’œuvre qui palpite comme un cœur barbare
Et résonne au support tel un souffle absolu qui s’égare…
Virginie Gauthier









